
Pourquoi le gel fait-il éclater les tuiles ?
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Après la chute des feuilles et avant les gelées : les vérifications qui évitent les débordements de l’hiver.
Les gouttières travaillent en silence, jusqu’au jour où elles débordent. Et c’est presque toujours à l’automne ou au cœur de l’hiver que leurs défauts se révèlent : feuilles accumulées, descente bouchée, eau qui gèle dans un chéneau mal penté. L’entretien des gouttières en automne est le moyen le plus simple d’éviter des dégâts sur la façade, les fondations et le bas de la toiture. Voici la marche à suivre et les points à vérifier.
Dans le Val de Durance, les platanes, peupliers et chênes perdent leurs feuilles d’octobre à début décembre. Les pluies d’automne, parfois intenses sous forme d’épisodes orageux, arrivent au même moment. Puis viennent les gelées. Une gouttière pleine de feuilles mouillées retient l’eau ; quand elle gèle, la glace force sur les crochets, les soudures et les raccords. Intervenir après la chute principale des feuilles et avant les premiers grands froids permet d’aborder l’hiver avec des évacuations dégagées.
Pour les maisons très arborées, notamment le long de la Bléone ou près des berges de la Durance, deux passages valent mieux qu’un : un premier en début d’automne, un second une fois les arbres dépouillés.
Retirez feuilles, aiguilles, mousses tombées du toit et dépôts de terre. Les débris se ramassent à la main gantée ou avec une petite pelle, puis un rinçage à l’eau permet de vérifier l’écoulement. Ne poussez pas les débris vers la descente : c’est le meilleur moyen de la boucher.
Versez de l’eau en haut de chaque descente et observez la sortie. Un écoulement lent ou un refoulement signale un bouchon, souvent au niveau d’un coude. Les crapaudines, petites grilles placées à l’entrée des descentes, retiennent les feuilles mais doivent elles-mêmes être nettoyées.
Une gouttière doit présenter une légère pente continue vers la descente. Des flaques qui stagnent après le rinçage indiquent un crochet affaissé ou déformé. En hiver, cette eau stagnante gèle et alourdit la gouttière.
Vérifiez que les crochets tiennent dans le bois ou la maçonnerie, que les jonctions ne fuient pas et que les talons et naissances sont étanches. Sur le zinc, recherchez les soudures fissurées et les zones de corrosion. Sur l’aluminium, contrôlez les manchons de raccord.
Le pied des descentes doit envoyer l’eau vers un regard, un réseau pluvial ou loin des murs. Une eau qui ruisselle au pied de la façade humidifie les fondations et le bas des murs.
Les noues, ces gouttes de zinc à la rencontre de deux pans, et les chéneaux encaissés derrière un acrotère collectent l’eau d’une grande surface de toit. Quand des feuilles s’y accumulent, l’eau déborde sous les tuiles plutôt que dans la gouttière. Leur nettoyage demande de se déplacer sur la couverture : c’est un travail de couvreur, pas une tâche à faire depuis une échelle.

Ces symptômes signalent que l’eau ne suit plus son chemin. Laissés en l’état, ils mènent à des infiltrations dans le haut des murs et à une dégradation des bois d’égout.
Sur une maison de plain-pied avec un accès facile, un particulier équipé d’une échelle stable, bien calée et tenue par une seconde personne peut vider ses gouttières. Dès qu’on parle d’un étage, d’un terrain en pente, d’une gouttière pendante sous un débord important ou d’un chéneau encaissé, le risque de chute devient réel. Dans les villages comme Mallemoisson ou Mirabeau, où les maisons sont souvent hautes et les ruelles étroites, l’accès demande un équipement adapté.
Le passage d’un professionnel a aussi un avantage : nous profitons de l’intervention pour jeter un œil aux tuiles d’égout, aux noues et aux solins. La prestation est décrite sur notre page nettoyage de gouttières.
Si l’inspection révèle une gouttière percée, des crochets rouillés ou des descentes sous-dimensionnées, l’automne est aussi le bon moment pour agir. Selon les cas, nous reprenons les soudures, remplaçons les éléments abîmés ou proposons une réfection complète en gouttières zinc ou en gouttières aluminium, avec des descentes d’eaux pluviales adaptées à la surface du toit.
Nous intervenons à Château-Arnoux-Saint-Auban, à Mallemoisson et dans toute la vallée. Pour programmer un nettoyage ou un contrôle avant les froids, appelez le 06 11 40 10 26 ou écrivez-nous depuis la page contact.
Au moins une fois par an, en fin d’automne. Une maison entourée d’arbres peut demander un second passage au printemps, après la chute des fleurs et des graines.
Oui. L’eau qui déborde ruisselle sur la façade, humidifie la génoise et le haut des murs, puis s’infiltre au pied des fondations. À la longue, cela favorise fissures, salpêtre et décollement d’enduit.
Il peut la déformer ou faire céder une soudure ou un crochet si de l’eau stagne et gèle dedans. Une gouttière vide et bien pentée résiste sans problème aux gelées de la région.
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